Damien Robitaille
Damien Robitaille, en a surpris plus d’un avec son premier album, L’homme qui me ressemble. Des histoires de porc-épic, de femme électrique, de système métrique, ainsi qu’une curieuse passion pour les chants d’oiseaux… Après avoir donné près de 200 représentations lors de sa première tournée au Canada et en Europe, il nous arrive avec un nouvel album – et un nouveau spectacle! – qui promet d’être plus dansant et plus crooner, avec des textes comme lui seul sait en concocter, tantôt amusants, tantôt d’une sensibilité touchante. Ne manquez pas ce joyeux et surprenant artiste en spectacle!
*Prix de groupe disponible sur demande*
Voici l'entrevue que Damien Robitaille a accordée à L'Entracte partution du 15 janvier 2010
Damien Robitaille, l’homme autonome
Il l’affirme lui-même haut et fort : l’homme qui ressemble à Damien Robitaille est aujourd’hui un homme autonome. Un homme qui aime la musique groovy et qui assume son côté rétro-kitsch. Un homme aussi qui a laissé tombé les métaphores animalières pour parler de lui au «je». L’entracte s’est entretenu avec cet homme «nouveau», qui sera de passage au Cabaret-Théâtre du Vieux-Saint-Jean, le 13 mars prochain.
Ceux qui ont assisté au premier spectacle de Damien Robitaille, présenté au Cabaret-Théâtre au printemps 2007, seront peut-être déstabilisés. La musique folk-rock country de L’homme qui me ressemble laisse la place aux rythmes groovy, avec des accents funk, rocksteady et soul d’Homme autonome, son plus récent album paru l’automne dernier. «C’est une évolution naturelle, remarque-t-il. J’écoute beaucoup de vieille musique. J’écoute beaucoup de Beach Boys, du vieux reggae, du James Brown et du Frank Sinatra. Alors, tu mélanges tout ça et c’est ce que ça donne.»
Dans son nouveau spectacle L’homme autonome, l’auteur-compositeur-interprète ne reste plus rivé à son piano. Il se lève debout, danse et se déhanche. «J’ai beaucoup de plaisir à faire ce spectacle, dit-il. Les gens dansent pas mal. Tout le monde danse, même dans les théâtres où les gens sont assis. Et c’était mon but. Je prends le temps de chanter sans jouer d’un instrument en même temps, ce qui est quelque chose de nouveau pour moi. Je joue plus le crooner. Je fais moins l’humoriste, mais c’est drôle quand même. On va quand même rire, mais on va aussi pleurer, danser. Il y a de tout dans ce spectacle-là, sauf de la magie!»
Un spectacle sexy
Le Damien séducteur prend aussi plus de place. «J’ai pris plus d’assurance sur scène, affirme-t-il. C’est un spectacle sexy. Dans ma façon de bouger, dans le sujet des chansons et dans les habits. Mais, c’est aussi bon pour les hommes !» L’artiste est moins pudique et cela se reflète dans ses textes. «Je suis plus direct. Cette fois-ci, il n’y a pas de chansons qui parlent d’animaux. Sur le premier disque, je me cachais davantage derrière l’humour et les métaphores. Là, je n’ai pas peur de dire que j’aime une fille.»
Mis en scène par le scénariste Pierre-Yves Bernard (Dans une galaxie près de chez vous, Minuit le soir), le spectacle qu’il présentera au Cabaret-Théâtre amalgamera les chansons de ses deux albums. Il réserve aussi au public deux compositions inédites.
Afin d’être conséquent avec l’ambiance rétro-kitsch du spectacle, il a décidé de n’utiliser que des instruments traditionnels. Pas de machines modernes et pas de «loops». Comme au temps de Frank Sinatra et James Brown.
Question d’identité
Né dans un village franco-ontarien d’un père francophone et d’une mère anglophone, Damien Robitaille s’interroge beaucoup sur son identité. «Quand j’ai écrit L’homme qui me ressemble, j’étais un peu perdu dans mon identité. Je le suis encore un peu, mais je me sens plus confiant dans qui je suis. Et une langue, c’est une façon de penser. Je suis vraiment partagé entre les deux. En arrivant au Québec, j’ai rejeté l’anglais. J’ai rejeté 50% de ma personnalité. Je recommence à l’embrasser un peu plus.»
Celui qui s’est établi près du boulevard Saint-Laurent, à la rencontre des deux solitudes, dit écrire deux ou trois chansons en anglais par année. Mais, vous ne les entendrez pas en spectacle. «Je les chante pour moi. Ou pour les filles anglophones!»
Par Valérie Simard


