Mario Jean
Mario jean en supplémentaire au théâtre des deux rives
Pour son 4e one man show, Mario a choisi d’attaquer avec des sujets qui frappent, notamment l’hypersexualisation, la politique, la vérité, les adolescents et bien entendu la bouffe…
Oui, Mario Jean peut avoir l’air d’un bon gars au premier abord, mais Gare au gros nounours ! Ses griffes sont bien acérées et il n’en manque pas une.
*Prix de groupe disponible sur demande*
quelques commentaires recueillis sur notre blogue suite au passage de Mario Jean au Théâtre des Deux Rives en janvier 2010
De : Louise Laverdière
J'ai assisté au spectacle de Mario Jean et j'ai passé une soirée extraordinaire !! Ce fut un moment de rire et de détente. Il n'y a pas de temps mort et le spectacle est très bien rodé. Bravo Mario.
De : Francine Pinsonneault
Le spectacle de Mario Jean le 15 janvier m' beaucoup plut, c'est la première fois que je le voyais en personne, je l' ai trouvé plus beau qu'à la télé, et moins gros.
De : Denise Lalonde
Cher Mario Jean,
J'ai lu ta lettre. Tu dis que tu as eu beaucoup de chance, oui c'est vrai, mais tu es très discret sur ton talent. Alors je te dis, oui tu as du talent et te félicite.
De : Aline Gauvin
Un excellent spectacle. Rire assuré du début à la fin. Sujet de monologue léger et amusant, un spectacle à ne pas manquer.
De : Maryse Bernier
Super Bon spectacle, le 16 janvier Mario a encore été très très bon ,sont spectacle a été au dessus de toute mes attentes . BRAVO BRAVO et MERCI Mario.
De : Roger Bazinet
Très bon spectacle de Mario Jean ,il nous fait rire avec ses blagues concernant ses adolescents,il aborde aussi la sexualité,il se tourne aussi en dérision ,j ai trouvé que la salle a bien collaboré avec lui,les gens se permettant de lui donner la réplique,ce qui amène des situations loufoques, j’ai bien apprécié et passé un très belle soirée.
Le bonheur d’être sur une scène
Lettre écrite par Mario Jean adressée aux spectateurs
Parue dans la revue L'Entracte édition de janvier 2010
Lorsque j’étais enfant, j’écoutais les cassettes d’Yvon Deschamps sur ma petite enregistreuse. Couché dans mon lit, je la plaçais tout près de mes oreilles et je prenais bien soin de mettre mes couvertures par-dessus ma tête afin que le son ne dérange pas mes sœurs et mes parents. Je ne me lassais pas d’entendre et de réentendre les gags suivis immédiatement par les rires de la salle. Gags, rires, gags, rires, gags, rires. C’était comme une mélodie qui me rythmait et me berçait. Je m’imaginais à sa place, sur scène recevant ces réactions, ces rires, ces « On t’aime! »
Beaucoup plus tard, lorsque j’ai mis les pieds sur la scène pour la première fois et que j’ai présenté un numéro de stand up comic, j’ai eu le sentiment d’être en dessous de mes couvertures. Le même rythme : gags, rires, gags, rires… tout en sautant un rire de temps en temps puisque mon numéro n’était pas très bon. Je n’étais pas du calibre de mon idole. Cet échange avec le public me fit réaliser que c’était vraiment le métier que je voulais faire toute ma vie. Le trip que j’ai eu sur scène je voulais le revivre le plus souvent possible.
Je suis un artiste comblé. J’ai eu de magnifiques rôles au cinéma et à la télé, de bons contrats à la radio et animé de prestigieux galas. Je m’y amuse énormément et j’y rencontre de nombreux amis. Mais j’avoue que c’est seul sur scène que je m’éclate le plus. Écrire, préparer et présenter un nouveau one-man-show est pour moi une aventure exaltante et passionnante. Prévoir les gags, les tester, leur donner un sens, une profondeur, les mettre ensemble, les mettre en scène, faire en sorte que chacun déclanche le rire escompté, tout cela n’est pas un travail : c’est une partie de plaisir.
Depuis que je présente mon tout nouveau spectacle, je suis comme un nounours heureux. Heureux de retrouver la scène et le public pour pouvoir vivre au rythme des gags et des rires pendant presque deux heures. À chaque soir, je sens que le public s’amuse, réfléchit, s’émeut et rit encore plus que je l’avais espéré. À chaque soir, lorsque je lance un gag, c’est comme si je demandais au public : « M’aimez-vous? » Et par ses rires, c’est comme s’il me répondait : « Oui, on t’aime! » Comme si l’humour nous faisait danser ensemble un beau slow cochon. Et comble de bonheur, il semble que mon nouveau spectacle Gare au gros nounours est voué à une longue vie.
Comme si je n’étais pas assez heureux, il m’arrive d’être interpellé par des jeunes sur la rue qui me disent : « Hey, j’arrête pas d’écouter vos DVD. » J’ai toujours le goût de leur demander s’ils le font en se mettant les couvertures sur la tête.
Mario Jean





